Faut que je me change, la ça craint. Je peux pas rencontrer un groupe de rock habillé comme ça ! Je mets un corset blanc avec une jupe en tulle noir, mes résilles et des Doc Martens basses, que je laisse ouverte. ... Non ça va pas du tout. Je vais jamais pouvoir m'asseoir avec cette jupe. Je change. Je prends un pantalon large mais pas trop. Il me faut une ceinture, sinon je me retrouve avec mon pantalon au cheville. J'en trouve une, au couleur britannique... Euh non, ça va pas. Au final j'en trouve enfin une noire avec des trous. Je me regarde dans la glace, corset blanc, pantalon trop bas, doc martens trop éclatés. Bon allé on s'en fout. Je brosse mes cheveux rouges, et sort de la chambre. Encore un quart d'heure avant le rendez vous avec le groupe. Je déambule dans les couloirs, je fais ma touriste dans l'hotel. Finalement, je m'arrête devant une photo. Une vieille photo, jaunie, qui représente Paris. C'est beau, en photo. Tout à coup je sens une présence derrière moi, je me retourne genre « l'air de rien » et je me retrouve face à un dreadeux. Il me veut quoi lui ? Ouais parce que c'était pas la photo qu'il regardait. Et s'il pouvait me laisser mon mètre d'espace vital ça serait cool. Il sourit, euh ouais ok, c'est quoi ce sourire de dragueur, avec le regard de braise. Je bouge pas, je le regarde, et je crois que dans mes yeux on peut lire « Bon, tu fous quoi là crétin ? » puisqu'il engagea la conversation :
- Bonjour, qu'est ce que tu fais là ?
- Je dors ici.
- Ah ? Quel chambre ?
Comment ça quelle chambre ? Il est malade lui ! J'invente :
- 58
- D'accord, moi c'est la 76, il n'avait pas de 483, si tu te sens seule, passe me voir.
- Ouais t'as raison, tu n'as pas l'air d'un vieux pervers toi, c'est ça qui est bien. Allé casse toi.
Il reste figé, à me regarder avec les yeux ronds. On dirait qu'il n'a pas l'habitude de se faire bacher. C'est bête pour lui. Bref, je pars chercher Logan dans sa chambre et nous nous dirigeons vers le numéro de chambre qu'on nous a donné. Je lis sur le papier « 74 ». Super, juste à côté de mon très cher ami le pervers. Youhou. On s'arrête devant la porte. Je jette un coup d'½il à Logan :
- Tu stress ?
- C'est toi qui devrais stresser, c'est quatre garçons !
- Tant mieux, j'aime pas les filles. C'est fourbe et c'est des vipères.
- Pas toute
- Certes, ça te dit qu'on débatte plus tard ?
- Ca marche.
Derrière la porte, on entend des rires. Logan frappe et ouvre la porte. En nous voyant, trois des garçons essayent de calmer leur rire tant bien que mal, mais le quatrième s'arrête net dès qu'il m'aperçoit. Et merde : le dreadeux, je suis vraiment trop une quiche. Je me tape un grand moment de solitude jusqu'à ce que Logan me prenne par les épaules et dise :
- Je suis Logan, le cameraman et elle, c'est Jill, la photographe. Je resterai en retrait à vous filmer tous les 5.
- Mais c'est super, on va devoir se taper la godiche toute la journée. Putain, pourquoi David a accepté ce plan à la con ?
C'est le dreadeux qui vient de dire ça ? Bah ouais c'est lui. Je reste scotchée. Les 3 autres garçons le regardent les yeux ronds. Moi j'en profite pour les dévisager, et je tombe sur un androgyne qui ressemble comme deux gouttes d'eau au dreadeux mais version féminine. Je sais pas pourquoi mais ça me donne envie de rire. Je regarde Logan. Lui, il fait la gueule, il regarde le dreadeux comme s'il allait lui arracher la tête. Super ambiance ! L'androgyne se lève et présente les membres de son groupe :
- La vous avez Georg le bassiste, Gustav le batteur et... hm.... Tom, mon frère, le guitariste. Et moi c'est Bill, le chanteur
- Salut, dit Georg en levant la main en signe de bonjour
- Enchanté, renchérit Gustav.
Tom lui reste muet. Celui la, je le garde à l'½il.
¤ Juste pour ma seule et unique lectrice qui est en ce moment même en train de me remplir de commentaire, je mets le chapitre 4. Faut pas décevoir les fans ! ¤